2011-09-23 11:00
Nouvelle
Le français au travail : une question
épineuse
Source : www.archives.radio-canada.ca
Date de diffusion : 12 janvier 1973
La langue du
travail et des affaires constitue l'un des enjeux majeurs de la
bataille linguistique au Québec. Le peu de mesures préconisées par
le projet de loi 63 en 1969 fait monter la tension d'un cran,
tandis que Robert Bourassa, premier ministre depuis 1970, tarde à
remplir sa promesse électorale de faire du français la langue du
travail.

En janvier
1973, une quinzaine d'invités débattent de manière très animée de
la situation du français au travail en présence de l'animateur
Pierre Nadeau.
De nombreux observateurs de l'époque constatent une amélioration
sensible en matière de la langue du commerce depuis les débuts de
la Révolution tranquille. Les francophones peuvent désormais être
servis dans leur langue dans de nombreux magasins, et le français
trouve sa place dans la publicité.
Mais la situation est tout autre dans le monde des affaires, où
dominent encore une classe dirigeante et un encadrement
essentiellement anglophones, et où l'anglais demeure la principale
langue de communication.
Déjà, au début des années 1970, des hommes d'affaires mettent le
Québec en garde. De grandes entreprises pourraient déménager leurs
sièges sociaux à l'extérieur de la province si des mesures
législatives et coercitives devaient régir l'usage de la langue au
travail.
Les opposants d'une telle politique, dont fait partie le Conseil du
patronat du Québec, estiment que la francisation des entreprises
est une utopie dans une Amérique du Nord majoritairement anglophone
et qu'elle isolerait le Québec.
Discours de Fernand Daoust sur la
langue du travail en 1973
Fernand Daoust, secrétaire général de 1969 à 1991, puis président
de la FTQ jusqu’en 1993, a reçu de nombreux prix pour sa
contribution à la reconnaissance du français comme langue de
travail et comme langue officielle du Québec.
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