2012-03-28 16:27
Nouvelle
Français à Montréal: l'OQLF reporte la
publication d'études
Source : Denis Lessard, La
Presse
Rue Sainte-Catherine, Montréal Photo par
afagen, flickr.com
(Québec) L'Office
québécois de la langue française (OQLF)a reporté la publication
d'études sur la langue du commerce à Montréal. La semaine dernière,
lors de la dernière réunion des membres, les dirigeants de
l'organisme ont indiqué que davantage de validations étaient
nécessaires avant la publication des textes.
Le dévoilement de ces études était pourtant prévu plus tôt, en
février ou en mars, mais le porte-parole de l'Office, Martin
Bergeron, a souligné hier que «le printemps» a toujours été le
moment visé. La langue de l'affichage public et la langue d'accueil
dans les commerces ont fait l'objet des études, que l'Office a
décidé de contre-vérifier. «C'était prévu pour 2012, la
programmation était publique en 2010. Ce qui est prévu, c'est la
publication des études sur la langue de commerce et des affaires au
printemps, et la langue de travail à l'automne», a soutenu M.
Bergeron.
Chaque volet est composé de plusieurs études,
et «tant que tout n'est pas prêt, (l'Office) ne peut rien
diffuser», a-t-il indiqué. L'automne dernier, l'Office a déposé
cinq études sur le portrait démo-linguistique de Montréal, une mise
à jour prévue dans le cadre du suivi régulier de la situation de la
langue française.
À l'Assemblée nationale, hier, le député péquiste Yves-François
Blanchet a relevé un sondage récent de L'actualité qui a révélé que
77% des anglophones de moins de 34 ans jugeaient peu important que
Montréal soit une ville française. La ministre de la Culture,
Christine St-Pierre, a répliqué en soulignant que le même sondage a
indiqué que 80% de ces anglophones pouvaient tenir une conversation
en français, chose impensable avant l'adoption de la Charte de la
langue.
Par ailleurs, les écoles privées anglophones servent toujours de
«passerelles» favorisant l'anglicisation, a déploré M. Blanchet.
Selon la ministre, les 150 cas constatés cette année sont marginaux
par rapport aux 1360 cas cautionnés par le gouvernement de Bernard
Landry en 2002, au moment de l'adoption de la loi 104.