2012-05-23 16:07
Nouvelle
Le gouvernement Harper lance des
consultations sur les langues officielles
Source : Publié par La Presse
Canadienne le mardi 22 mai 2012
OTTAWA - Les
consultations pancanadiennes sur les langues officielles, sur la
façon dont le gouvernement fédéral peut soutenir le bilinguisme au
pays, se sont amorcées mardi à Moncton.
Le ministre du Patrimoine canadien et des Langues officielles,
James Moore, a affirmé que cette démarche reflète l'engagement
gouvernemental à l'égard des deux langues officielles, mais aussi
auprès des communautés qui se retrouvent dans une situation
minoritaire.
Les programmes de promotion du bilinguisme et de développement des
minorités linguistiques constituent par ailleurs l'un des rares
secteurs à avoir été épargnés par les compressions annoncées à
Ottawa.
Ces vastes consultations sont destinées à
aller à la rencontre des Canadiens de toutes les provinces et de
tous les territoires. Elles s'arrêteront dans les grands centres,
mais se tiendront également dans de plus petites communautés du
pays. Un forum en ligne permettra aussi de faire participer la
population à la consultation.
Une somme de 1,1 milliard $ sur cinq ans avait été dégagée en 2008
pour mettre en oeuvre ce qui a été présenté comme «La Feuille de
route pour la dualité linguistique canadienne 2008-2013». Ce plan
comprenait 32 initiatives financées sur cinq ans, dans des domaines
tels les arts, la culture et l'éducation.
Le ministère du Patrimoine tente désormais de déterminer la marche
à suivre après 2013, en s'appuyant notamment sur les 17 tables
rondes qui seront tenues à travers le pays.
Le ministre Moore est lui-même un enfant de la Loi sur les langues
officielles, adoptées en 1969 à l'initiative de l'ancien premier
ministre Pierre Elliot Trudeau. M. Moore et ses deux soeurs, tous
nés dans les années 70 en Colombie-Britannique, ont été plongés
dans des classes d'immersion française à l'école primaire.
La Fédération des communautés francophone et acadienne (FCFA) a par
ailleurs applaudi au lancement des consultations mardi,
encourageant ses membres à s'y faire entendre.
Le soutien financier pour le bilinguisme, que ce soit dans les
services gouvernementaux, dans la bureaucratie fédérale ou à un
niveau local, n'a pas toujours été très populaire auprès des
conservateurs.
En 2001, le premier ministre Harper lui-même avait écrit dans le
Calgary Sun que la politique officielle du bilinguisme au Canada
était un échec.
«Cela a mené à des injustices, n'a pas contribué à l'unité du pays
et a coûté des millions cachés aux contribuables canadiens»,
avait-il déclaré.