Guy Gagné, Syndicat canadien de la fonction
publique, section locale 2815, Vidéotron Ltée
Guy Gagné, Syndicat canadien de la
fonction publique, section locale 2815, Vidéotron Ltée
Guy Gagné est à l’emploi de Vidéotron depuis 14 ans. L’entreprise,
spécialisée dans le domaine des télécommunications, emploie près de
5 000 personnes au Québec, dont 2 770 sont syndiquées avec le SCFP,
section locale 2815.
« Depuis deux ans, le français perd du terrain chez Vidéotron. En
tant que membre du comité de francisation, je constate que cette
dégringolade se manifeste depuis que Vidéotron offre des services
de téléphonie cellulaire, entre autres. Par exemple, les téléphones
utilisés par les employés de Vidéotron, pour offrir un soutien
technique à sa clientèle, n’ont pas d’interface en français.
Lorsqu’un client achète un téléphone cellulaire chez Vidéotron,
cette personne reçoit une version française du mode d’emploi. Quant
à nous, le personnel du soutien technique, on nous le fournit
uniquement en anglais sous prétexte qu’il faut savoir utiliser la
bonne terminologie pour les clients anglophones. Ainsi,
l’entreprise nous soumet à l’obligation d’apprendre et d’utiliser
la terminologie anglaise.
Concernant les activités du comité de francisation, il ne s’est
rien passé entre 2006 et 2008. Il a fallu que l’Office s’en mêle
pour arriver à obtenir une rencontre. Et depuis, rien. Cependant,
je dois dire que dernièrement, on sent une certaine volonté de la
part de l’entreprise à vouloir remettre en marche son comité de
francisation. Nous avons été informés de la tenue de deux
rencontres qui ont été inscrites à l’agenda. Les demandes que nous
avons adressées à la présidente du comité de francisation (ordre du
jour détaillé, procès-verbaux, nomination d’un secrétaire au sein
du comité, création d’une adresse courriel réservée au comité de
francisation, etc.) ont été favorablement accueillies. Tout ça nous
apparaît de bon augure. Comme nous souhaitons prendre part au
processus de francisation de l’entreprise, il nous faut des assises
solides. Parmi les autres difficultés en lien avec la francisation
du milieu de travail, il est fréquent, à Montréal, que des
superviseurs francophones s’adressent en anglais aux employés
francophones. »
Pour moi, de conclure Guy Gagné, « siéger au comité de francisation
est une fonction syndicale et travailler en français, est une
condition de travail ».