Karima Bouabida : L'historie d'un stage qui
finit bien
C’est dans le cadre d’un stage obligatoire de
fin d’études que nous avons fait la connaissance de Karima.
Étudiante en secrétariat et profil comptabilité, c’est son école
qui l’a dirigée vers la FTQ pour un stage de trois semaines.
Karima était loin de se douter qu’à peine deux semaines plus tard
elle décrocherait un emploi permanent à titre de secrétaire au
Syndicat des pompiers et pompières du Québec (SPQ), à Montréal.
« Il y a deux ans, le 28 mai,
j’ai quitté l’Algérie, mon pays d’origine. J’habitais avec mon mari
et mes deux fils la ville de Bejaïa dans la région de la Kabylie.
L’idée de venir vivre au Québec est d’abord venue de mon mari; il
faut dire qu’il a toujours eu en lui le désir de connaître d’autres
cultures et caressé le rêve d’un pays nouveau. Le fait que sa sœur
était déjà au Québec depuis dix-huit ans ne pouvait que nous
encourager dans cette démarche, mais avant de faire le grand saut,
nous nous sommes d’abord informés du système scolaire. Nous avons
aimé la façon dont on s’occupe des enfants ici et nous avons
découvert par la même occasion que le Québec offrait beaucoup de
possibilités permettant de se réaliser comme citoyen à part
entière. Et on y parlait français. »
Dès leur arrivée, son mari et ses fils se sont dits comblés. Quant
à Karima, elle doit avouer que le détachement culturel n’a pas été
facile tout comme, d’ailleurs, la nécessité de s’habituer au climat
nordique. Cependant, le fait de parler français lui a permis de
comprendre plus rapidement le fonctionnement de la société
québécoise et de s’y insérer. Dans son pays, elle avait exercé le
métier d’enseignante mais comme elle avait besoin d’intégrer
rapidement le marché du travail, elle s’est inscrite à un cours de
secrétariat. Pour la première fois de sa vie, par ce court stage à
la FTQ, elle a fait connaissance avec le monde syndical.
« Je ne cesse d’y rencontrer des
gens passionnants et j’y découvre une véritable école de fraternité
et de chaleur humaine. »
Karima occupe la fonction de secrétaire depuis maintenant quelques
semaines et se dit comblée par l’accueil que lui a réservé son
nouveau milieu de travail et la qualité des conditions de travail.
Quant à son passage à la FTQ, comme stagiaire, elle en gardera un
souvenir de solidarité impérissable. « Jamais je n’aurais imaginé que la FTQ était
aussi attentive à la condition des personnes immigrantes. On y
déploie vraiment l’énergie nécessaire pour essayer de comprendre
les différences et pour mieux intervenir. Je crois que l’ouverture
des membres de la FTQ et de ses syndicats est le ciment de la
solidarité que nous recherchons tous et toutes. »
Tout est bien qui finit bien. Bonne chance Karima!