- Testez votre niveau en
français
À l’heure du règne des abréviations « SMS » et des nouveaux
raccourcis sémantiques purs « Web », dans les blogues, forums et
autres chats, pourquoi ne pas revoir vos basiques en français?
Faites le
test et vérifiez votre niveau.
- Il y a niveau … et
niveau!
L’expression « au niveau de », est abondamment employée, tant à
l’oral qu’à l’écrit. Toutefois, cette expression est bien souvent
utilisée de façon fautive.
Il ne faut pas employer « au niveau de » dans le sens de en ce qui
concerne, à propos de, du point de vue de, dans le domaine de, en
matière de, dans, en ce qui regarde, en ce qui a trait à,
relativement à, au sujet de ou par rapport à. On dira donc « en ce
qui a trait à mes intérêts » plutôt que « au niveau de mes intérêts
».
Employée correctement, l’expression « au niveau de » suppose
toujours une comparaison. Au sens propre, cette expression signifie
« à la hauteur de » ou « à la portée de ». Ex. : Cette ville est
sise au niveau de la mer. Au sens figuré, elle exprime «
l’élévation compa¬rative des choses abstraites ». Ex. : Cet élève
n’est pas au niveau de sa classe.
Source : Guide d’aide à la rédaction du ministère de
l’Éducation, du Loisir et du Sport.
- Réfractaire ou
rébarbatif?
L’adjectif réfractaire qualifie une personne qui résiste, refuse
d’obéir, de se soumettre ou qui est insensible à quelque chose.
L’adjectif rébarbatif lui, qualifie quelque chose qui rebute par un
aspect rude, désagréable, ou quelque chose de difficile et
d’ennuyeux. On peut dire qu’Untel est réfractaire à toute autorité
ou qu’Unetelle est réfractaire à l’opéra.
On peut trouver à quelqu’un un air rébarbatif, trouver un sujet
rébarbatif, une question rébarbative, mais on ne peut qualifier une
personne de rébarbative, ni se déclarer «rébarbatif à quelque
chose». Par contre, on peut être réfractaire à une idée, et cette
idée peut nous être rébarbative.
Source : Office québécois de la langue française
De to think « penser, croire, juger, estimer » et de tank «
citerne, réservoir », cette expression fait actuellement fureur
dans les groupes de pression politico-économique et, par mimétisme,
dans les milieux médiatiques.
Littéralement « réservoir de pensées » ce terme peut se traduire
également par : boîte à idées, structure, institut ou laboratoire
d’idées, de pensées, de réflexion, étude de prospective, groupe de
prospection ou de réflexion, etc.
La locution
se faire du capital
politique est un calque de
to make political capital. On la
remplacera par
exploiter à des
fins politiques,
favoriser
ses intérêts politiques,
se gagner des avantages ou
des faveurs politiques.
- Gaz de schiste ou gaz de
shale?
Selon monsieur Georges Beaudoin, professeur en géologie de
l’Université Laval, l’expression « gaz de schiste » serait une
sorte de chimère du même ordre que les « graines de fougère » (Le
Soleil, 19 septembre 2010, p. 5). D’après lui, il faudrait plutôt
parler de « gaz de shale » ou « shale gazifière ». Car la roche
dans laquelle on trouve le gaz serait une roche sédimentaire nommée
« shale » et non une roche métamorphique comme l’est le schiste. Le
professeur Beaudoin constate que l’expression qu’il juge
incorrecte, gaz de schiste, est bien installée et qu’il sera
difficile de faire place à l’expression concurrente calquée de
l’anglais. De fait, l’expression « gaz de schiste » fait
l’unanimité en français : dictionnaires anglais-français récents,
commission générale de terminologie et de néologie (France), Office
québécois de la langue. Mais la proximité de l’anglais et sa
prégnance amènent souvent les francophones à douter du bien-fondé
des expressions françaises.
Source : Gaston Bernier, président de l’Association pour le
soutien et l’usage de la langue française (Asulf)