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« Un vent à décorner les bœufs »
Signification : Un vent
très violent.
Origine : Je ne sais pas
pour vous, mais moi j'imagine bien que, pour qu'il soit capable
d'arracher les cornes de bovins, il faudrait que le vent soit
extrêmement fort et emporte aussi les tuiles de toit et les
antennes satellite, qu'il oblige même les hérissons et les
hippopotames à s'accrocher très fort de leurs petits bras musclés
aux branches des arbres où ils gambadent habituellement, pour
éviter d'être emportés.
L'image est donc claire, mais à ma connaissance et à celle de Météo
France, personne ne s'est jamais plaint de s'être pris une corne
dans la figure un jour de tempête.
Comment une telle image a-t-elle donc pu germer dans l'esprit de
ceux qui l'ont inventée?
La seule explication plausible qui court les champs est la suivante
:
Lorsqu'ils sont parqués en stabulation libre ( ) dans une étable,
les bovins sont susceptibles de se blesser mutuellement avec leurs
cornes et d'être gênés pour accéder à leur nourriture. Pour leur
éviter ça, il faut donc les écorner[1].
Mais cette opération, qui se pratique alors que les animaux sont en
liberté dans les champs, provoque des saignements qui attirent les
mouches et autres insectes en grandes quantités, ce qui n'est pas
très recommandé pour les plaies.
C'est pourquoi les paysans fûtés, profitant du fait que les mouches
préfèrent faire une belote au chaud chez elles les jours de grand
vent, pratiquent l'opération à ces moments-là, permettant ainsi à
la plaie de sécher et cicatriser bien plus facilement.
Limpide, non ?
Mais alors que répondre lorsqu'un paysan vous assure à juste titre
que l'écornage des bœufs pour la stabulation libre ne se pratique
que depuis le milieu du XXe siècle et qu'on sait que l'expression
est attestée depuis le XIXe?
Eh bien, il suffit de lui rétorquer que, même hors besoins liés à
l'étable, l'écornage des animaux se pratique au moins depuis le
XIIe siècle (date d'apparition du mot) et que, par conséquent, on
peut imaginer que les paysans ont eu, depuis ce temps, largement le
temps de constater l'influence du vent sur la présence des mouches
et la cicatrisation des plaies.
[1] Il existe pourtant des voix qui s'élèvent contre cette
mutilation des animaux qu'ils considèrent comme inutile, car il
existerait des élevages où des bovins à cornes sont en stabulation
libre sans aucune gêne.
Exemple : « En ce jour de
deuil, Jean Galfione fait ses adieux à l'athlétisme mondial. Gêné
par un vent à décorner les bœufs, le champion olympique d'Atlanta
ne parvient pas à passer les qualifications de la perche. »
V. Bregevin - Eurosport, 15/08/2005
Compléments : On dit aussi
« un vent à décorner les cocus », autres bêtes à cornes, mais cela
dépend des régions et du type des animaux élevés.
Source : expressio.fr
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« Prendre la poudre d'escampette
»
Signification : S'enfuir.
Origine : Ah, voilà qui est
intéressant!
Donc, il suffirait de cueillir deux ou trois escampettes bien
mûres, de les laisser sécher à coeur avant de les réduire en
poudre, puis de mélanger cette dernière avec un peu de bave de
crapaud et de fiente de cormoran, pour obtenir une mixture capable
de permettre à un fuyard de courir bien plus vite?
Ah, mais, que nenni!
D'abord, comme les escampettiers n'existent pas sous nos latitudes
(ni ailleurs, me dit-on en régie), on aurait bien du mal. Et, de
nos jours, la fiente de cormoran n'est plus ce qu'elle était, ma
bonne dame!
Ce qui prouve incontestablement qu'il faut chercher dans une autre
direction.
C'est donc en allant plutôt par ici, à peu près vers le
nord-nord-est (mais on peut aussi aller par là, si on préfère)
qu'on découvre que l'escampette est un diminutif de « escampe» qui,
au XVIe siècle, désignait la fuite, mot lui-même issu du verbe du
XIVe « escamper» qui voulait dire « fuir» (mais qui était considéré
comme un mot vulgaire).
De nos jours, le mot « escampette » n'est plus utilisé que dans
cette locution qui date du XVIIe siècle.
Quant à la poudre, on ne sait pas vraiment s'il s'agit de celle
qui, en explosant, provoque la fuite, ou plus probablement de la
poussière du chemin que soulève le fuyard en courant.
Exemple : « Je dis que
c'est grave! Si je croyais cela, je ferais les bagages demain et
frrrt, je prendrais la poudre d'escampette! »
Georges Duhamel — Cécile parmi nous
Source : expressio.fr
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« Payer en monnaie de singe
»
Signification : Payer en
grimaces ou en fausse monnaie, au lieu de payer réellement.
Origine : Au XIIIe siècle,
Saint-Louis décida qu'il faudrait payer une taxe pour emprunter le
pont qui, à Paris, reliait l'île de la Cité à la rue Saint-Jacques.
Il y avait toutefois une exception à cette règle : les forains,
bateleurs ou jongleurs qui possédaient un singe pouvaient, en guise
de paiement, faire faire son numéro à leur animal.
C'est cette forme de paiement particulier qui a donné naissance à
notre monnaie de singe.
Source : expressio.fr
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« Être un pissou »
Signification : Être peureux, lâche. Avoir peur de tout.
Origine : Pissou, attesté comme terme d'injure, est connu en
québécois depuis la fin du XVIIIe siècle, mais il remonte
probablement au début du régime français. En français standard
populaire du nord-ouest de la France, pissou signifiait « enfant
qui pisse au lit ». Pissou dériverait du verbe pisser, du latin
populaire pissiare « uriner ».
On a longtemps cru que pissou « lâche, peureux » venait de
l'anglais
pea soup.
L'appellation anglaise
pea
soup est d'abord signalée, chez les anglophones, pour parler
des « Canadiens français », reconnus pour manger de la soupe aux
pois. La rencontre des deux mots, pissou « lâche » et « pea soup »
sur le plan formel et phonétique, a certainement joué dans
l'évolution de
pea soup,
puisque sa valeur dépréciative est signalée vers 1896. Pissou,
sobriquet populaire, a aussi existé en France, mais aujourd'hui il
est sorti de l'usage courant.
Source : www.tv5.org
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« Avoir l’air magané »
Signification : Avoir l’air
en mauvais état
Origine : Cette expression
s’applique autant aux personnes qu’aux objets.
En ancien français, mahaignier signifie « blesser, estropié ». En
Bretagne, on retrouve maganner « remuer avec vivacité, brutaliser »
et maganer « agacer quelqu'un ». Avec des sens voisins, le mot, et
plusieurs variantes phonétiques sont signalés en Normandie, dans le
Poitou, en Wallonie, en Lorraine et en Suisse.
Au Québec, le premier relevé date de 1856. Il est toutefois certain
que le mot magané était utilisé au début de la colonisation en
raison de ses nombreuses relations sémantiques avec l’ancien et le
moyen français.
Source : www.tv5.org
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« Comme la misère sur le pauvre
monde »
Origine : Cette expression
québécoise renvoie directement à cette expression beaucoup plus
ancienne : comme la vérole sur le bas clergé.
Popularisée dans le courant du XXe siècle, cette expression
daterait de l'Ancien Régime. À cette époque, la vérole désignait la
syphilis, une maladie vénérienne très grave. Si cette dernière
venait à se répandre parmi les hommes d'église qui constituent le
bas clergé et qui ont, soi-disant, fait vœu de chasteté, cela
s'avèrerait être relativement brutal.
Source :
www.hiphopfranco.com
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« Reprendre du poil de la bête
»
Signification : Aller mieux
après avoir été très malade.
Reprendre l'avantage sur un adversaire après avoir été en situation
de faiblesse.
Origine : À l'origine,
cette expression avait un sens plus restreint, puisqu'elle voulait
dire 'chercher le remède dans ce qui cause le mal » ou « chasser le
mal par le mal », venu de la croyance répandue que les poils de la
bête qui venait de mordre permettaient de guérir la plaie.
Complément : En espagnol,
en italien ou en anglais, il existe une expression identique,
quasiment mot pour mot, que les anglophones appliquent paraît-il à
la lettre, lorsqu'il s'agit de reprendre une bonne rasade d'alcool
pour chasser la cuite de la veille... et, peut-être, préparer la
suivante.
Source : expressio.fr
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« Un froid de canard »
Signification : Un très
grand froid, un froid très vif.
Origine : Cette expression
viendrait de la chasse au canard, qui se pratique en automne, mais
aussi en hiver où le chasseur doit rester immobile, aux aguets, et
laisser le froid lui pénétrer jusqu'à l'os en attendant qu'une de
ses pauvres victimes veuille bien s'approcher suffisamment pour
qu'elle ait des chances de finir en confit ou autre préparation
culinaire.
Érik, lecteur d'expressio.fr, apporte une précision intéressante
qui semble tenir la route :
Le canard se chassant pendant une période assez longue sur une
partie de laquelle il ne fait forcément froid, il est nécessaire de
préciser à quoi correspond ce « froid de canard ».
Comme chacun sait, le canard vit volontiers sur les lacs et étangs
où il a ses habitudes une grande partie de l'année. L'étendue d'eau
le protège en partie de ses prédateurs terrestres dont les humains
font partie.
Lorsque la température devient très froide et que les étangs
gèlent, le canard est obligé de se déplacer et rejoint des eaux
vives, ruisseaux et rivières, moins sujets au gel, ce qui accentue
sa mobilité et donc sa visibilité.
Et ce serait en effet ces jours de froid très vif que le chasseur
aurait le plus de chance de rencontrer ce pauvre palmipède.
Source : expressio.fr
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« Ne connaître ni d'Ève, ni d'Adam
»
Signification : N'avoir
jamais entendu parler de quelque chose ou de quelqu'un.
Origine : Qui ne connaît
pas Adam et Ève? Je ne veux pas dire « personnellement », bien sûr.
Mais qui n'en a jamais entendu parler?
Le premier homme, Adam, créé par Dieu en tant que brouillon, puis
la première femme, Ève, créée en corrigeant les quelques anomalies
de la première version[1].
Ce sont ces deux êtres qui sont à l'origine de toute l'humanité[2],
donc de vous et de moi.
Ne connaître quelqu'un ni d'Ève ni d'Adam, c'est ne pas le
connaître directement, ni de réputation, ni par personnes
interposées, même pas par les proches de la famille, aussi loin
qu'on puisse remonter dans cette famille, y compris en allant
jusqu'à Ève et Adam.
Cette expression existe au moins depuis la fin du XVIIe siècle,
puisqu'en 1700, dans Le père Bouhours, jésuite convaincu..., on
trouve l'extrait suivant :
« (...) une histoire et des bruits qui ont eu pour principal
fondement la grossesse scandaleuse d'une fille qu'ils ne
connaissaient ni d'Ève ni d'Adam (...) ».
Bien entendu, je ne peux passer sous silence la forme légèrement
adaptée de cette expression : "ne connaître ni des lèvres, ni des
dents", version qui ne date pas de Coluche, mais de 1908.
On ne trouve aussi chez San-Antonio "ni des lèvres ni de
l'Isle-Adam ".
[1] Non mesdames ! Je n'ai strictement rien à me faire pardonner...
[2] Enfin c'est ce qui se dit dans certaines chaumières. Moi je n'y
étais pas. Alors, je ne peux jurer de rien.
Source : expressio.fr
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« Se croire sorti de la cuisse de
Jupiter »
Signification : Se prendre
pour quelqu'un de remarquable, d'exceptionnel.
Être imbu de soi-même.
Origine : Jupiter, tout le
monde connaît.
Pas la cinquième planète du système solaire, mais le dieu de la
mythologie romaine dont elle tire d'ailleurs son nom.
Chez les Grecs (dont la mythologie est parallèle à la romaine), le
même dieu d'appelait Zeus, et nous allons rester dans les noms
Grecs pour raconter comment Dyonisos, futur dieu du vin, est sorti
de la cuisse de Zeus, donc de Jupiter.
Dionysos est né d'une aventure extra-conjugale de Zeus avec Sémélé.
La troisième femme de Zeus, Héra (qui était aussi sa soeur - autres
temps, autres moeurs), horriblement jalouse de constater la
grossesse de Sémélé, lui prétendit que Zeus n'était en réalité
qu'un horrible monstre.
Sémélé supplia alors son amant de se laisser voir nu, dans toute sa
puissance, pour vérifier les dires d'Héra (NDR : Zeus et Séméné
n'avaient pas dû garder la lumière allumée lorsqu'ils ont conçu
Dyonisos).
Mais Séméné, qui n'était qu'une pauvre mortelle, ne supporta pas la
vue des éclairs entourant son amant et se mit à brûler comme une
torche.
Zeus arriva à extraire le petit Dionysos du ventre de sa mère, bien
avant le terme de la gestation. Comme il n'y avait pas encore
d'incubateurs à l'époque, il enferma l’enfant à l'intérieur de sa
propre cuisse pour le protéger jusqu'au jour prévu pour la
naissance.
Trois mois plus tard Dionysos naquit, pour de bon cette fois,
parfaitement formé.
Comme quoi les dieux étaient vraiment fortiches en ce temps là[1].
L'expression ne conserve de cette histoire que la supériorité des
dieux (qui chez nous, pauvres humains, aurait eu l'astucieuse idée
de planquer un prématuré dans sa cuisse?), celui qui se croit sorti
de la cuisse de Jupiter ayant tendance à se prendre pour un dieu
vivant.
[1] Ce n'est plus le cas maintenant. On ne peut plus rien attendre
de la protection des dieux. Il n'y a qu'à voir les fléaux, récents,
en cours ou à venir, qui touchent le genre humain comme le tsunami,
le cyclone Katrina, les tremblements de terre meurtriers, la CGT ou
la grippe aviaire, par exemple.
Source : expressio.fr
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« Se mettre sur son 31 »
Signification : Mettre ses
plus beaux vêtements.
Origine : On ne connaît pas
l’origine exacte de cette expression. Toutefois, plusieurs
hypothèses ont été émises. La première concernerait la Prusse. Il
s’agirait du 31 du mois, qui n’arrive que 7 fois par an, date à
laquelle les troupiers recevraient un supplément pour terminer le
mois. On aurait alors organisé à cette occasion tous les 31 du mois
une visite des casernes, où les soldats devaient nettoyer de fond
en comble leur paquetage pour avoir l’air les plus beaux possible.
La seconde explication se base sur l’ancienne forme « se mettre sur
» pour « mettre sur soi », « s’habiller ». Le chiffre 31 serait
tout simplement une déformation de « trentain » qui désignait un
drap très luxueux. Selon une autre explication, l'expression nous
proviendrait d'une fête jésuite qui a lieu le 31 juillet (fête de
Saint-Ignace-de-Loyola). Durant la célébration, les novices
recevaient de nouvelles soutanes.
Source : linternaute.com
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« Avoir un nom à coucher dehors
»
Signification : Avoir un
nom difficile à prononcer ou à retenir.
Origine : Cette expression
a une origine assez surprenante. Elle provient en effet d'une
époque où lorsqu'une personne était perdue et devait demander le
gîte à des inconnus, il valait mieux pour elle qu'elle ait un nom à
résonance « chrétienne » pour que quelqu'un accepte de lui offrir
un endroit où passer la nuit. Il en était de même dans les auberges
où les personnes dont le nom était le plus bourgeois avaient le
plus de chances d'obtenir une chambre. Ainsi, les autres allaient
devoir dormir dehors. C'est pour ces raisons que l'on dit « avoir
un nom à coucher dehors », dont le sens est heureusement
aujourd'hui différent puisqu'il s'agit simplement d'avoir un nom
compliqué à prononcer ou à retenir, même si l'expression a toujours
une valeur relativement négative.
L'armée napoléonienne serait une autre origine possible. Elle était
composée de nombreux soldats recrutés lors des campagnes à
l'étranger. Lors des stationnements dans des villes, les habitants
étaient tenus d'héberger les officiers titulaires d'un billet de
logement. Certains de ces officiers, avaient des noms de consonance
étrangère, ils pouvaient passer pour des ennemis, on disait qu'ils
avaient des « noms à coucher dehors avec un billet de logement ».
L'expression aurait depuis été raccourcie à « avoir un nom à
coucher dehors ».
Source : linternaute.com
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« Être Gros-Jean comme devant
»
Signification : Ne pas être
plus avancé; avoir eu un espoir important (de réussite, de
progression sociale, de gains...) et se retrouver comme avant du
fait de l'espérance déçue.
Origine : Autrefois, un
Gros-Jean était un rustre ou un niais. Et devant était compris
comme avant.
Un Gros-Jean qui n'arrivait pas à comprendre quelque chose, même
après qu'on lui eut donné des informations susceptibles de l'aider,
était donc aussi stupide après qu'avant.
C'est Jean de la Fontaine qui a popularisé cette expression dans La
Laitière et le Pot au lait ( )
Le Gros-Jean était aussi présent dans l'expression inutilisée
aujourd'hui : "Gros-Jean en remontre à son curé" pour parler de
celui qui ne sait rien, mais prétend apprendre des choses à celui
qui détient le savoir.
Source : expressio.fr
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« Tirer le diable par la queue
»
Signification : Vivre avec
des ressources insuffisantes / Avoir des difficultés à subvenir à
ses besoins.
Origine : Si c'est Dieu qui
gouverne, le Diable est dans l'opposition. Et il le montre bien,
glissant des peaux de bananes autant que faire se peut dans les
tentatives infructueuses du Créateur pour ramener l'Homme dans le
droit chemin.
Ce personnage existe depuis la nuit des temps dans l'imaginaire des
humains, sous une forme ou une autre.
Et les histoires où un homme fait appel au Diable pour l'aider à le
sortir d'un très mauvais pas sont nombreuses.
C'est pourquoi, suite au mystère qui entoure l'origine de cette
expression, de nombreux lexicographes ont tenté de l'expliquer par
l'image de l'homme qui, étant dans un grand besoin, passe un coup
de fil au Diable pour le faire venir. Mais une fois ce dernier
présent et les raisons de l'appel au secours expliquées, celui-ci
décide de repartir sans accorder d'aide. Le pauvre homme, qui est
pourtant prêt à vendre son âme tellement il est dans le besoin,
cherche alors désespérément à le retenir par ce qui lui tombe sous
la main, c'est-à-dire la queue.
Mais Duneton, grâce aux travaux récents de Pierre Enckell
(écrivain, journaliste et lexicographe contemporain), signale qu'il
y a longtemps, cette expression avait un autre sens.
Aux XVIe et XVIIe siècles, les textes où elle apparaît montrent
qu'elle signifiait « travailler humblement pour gagner
raisonnablement sa vie ».
Mais en aucun cas, il n'y a de notion de misère, de gêne, de
difficulté à gagner sa vie.
Par contre, dès 1690, Furetière donne notre signification actuelle
à l'expression.
Ces découvertes récentes ne font qu'ajouter un mystère au précédent
:
• On ne sait toujours pas ce qui a fait basculer le sens de
l'expression, donc le lien qu'il peut y avoir entre la misère et le
diable qu'on tire par la queue
• Mais on ne sait pas plus pourquoi, auparavant, un travail humble
était comparé à un 'tirage' de queue du diable.
Source : expressio.fr
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« Faire la fine bouche »
Signification : Faire le
difficile.
Origine : À l'origine (et
c'est une expression attestée dès la deuxième moitié du XVe
siècle), on disait « il fait la petite bouche » à propos de
quelqu'un qui faisait le difficile face aux plaisirs de la table.
Ce qui se comprend aisément, par opposition à quelqu'un qui ouvre
grand la bouche pour ingurgiter toutes les bonnes choses pleines de
calories qu'on peut trouver sur une table bien garnie.
Avec le temps, l'expression a évolué, le mot « petite » a été
remplacé par « fine » et le sens de l'expression s'est étendu à
toutes choses normalement appréciées.
Source : expressio.fr
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« Jeter le bébé avec l’eau du bain
»
Signification : Rester
concentré sur l’essentiel d’un problème ou d’une situation / Perdre
de vue l’essentiel
Origine : La date
d’apparition ce l’expression ” jeter le bébé avec l’eau du bain”
est méconnue. Il semblerait qu’elle apparaisse d’abord dans la
littérature Allemande, vers 1512, sous la forme:”Das Kind mit dem
Bad ausschütten”. Séduit par cette expression les anglais
l’empruntent, à la fin du XIXe siècle, et la traduisent
littéralement en “to throw / don’t throw the baby out with the bath
water” et ce n’est que récemment que les français se sont
appropriés cette locution en la traduisant à leur tour
littéralement.
Cette expression, faisant référence à quelque chose d’essentiel à
ne pas perdre de vue, trouverait, parait-il, son origine dans les
pratiques d’hygiène d’antan; L’eau n’étant pas disponible
directement dans les maisons et devant être chauffée avant d’être
utilisée pour les bains, ces derniers ne se faisaient qu’une fois
par semaine. Ainsi, lorsqu’un bain était préparé il servait à toute
la famille par ordre d’importance (d’abord le maître de maison,
puis les fils ensuite la gent féminine et finalement les enfants et
les bébés). On imagine bien qu’avec de telles pratiques la
limpidité de l’eau à la fin des bains devait être douteuse et qu’il
était essentiel de retirer le bébé avant de vider l’eau afin de ne
pas perdre « quelque chose » de très important. L’utilisation de
cette expression comme cri d’alarme lors de la vidange du bain
(similaire au « timber» canadien lors de la chute d’un arbre) n’est
cependant pas certifiée, mais elle reste une explication amusante.
Source : www.mon-expression.info
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« L'argent n'a pas d'odeur
»
Signification : L'argent malhonnêtement gagné ne trahit pas son
origine.
Peu importe d'où provient l'argent, l'essentiel est d'en avoir.
Origine : Il suffit de
faire tomber un billet de banque dans une fosse à purin puis de le
récupérer pour comprendre que la véracité de cette expression est
discutable, au moins au sens propre (si l'on peut dire, vu l'état
du billet).
Cette expression s'emploie en général pour un bien mal acquis dont
on préfère oublier l'origine douteuse.
C'est de l'empereur Vespasien qui régna sur Rome de 69 à 79 après
J.-C., qu'elle viendrait.
En effet, les caisses de l'empire étant vides, son contenu ayant
été dilapidé par Néron, Vespasien institua nombre de taxes diverses
afin de renflouer le trésor de l'État.
L'une d'entre elles marqua plus particulièrement les esprits, celle
sur les urines destinées à être collectées pour servir aux
teinturiers (elles servaient à dégraisser les peaux). Elle était
payable tous les quatre ans par tous les chefs de famille, en
fonction du nombre de personnes (et d'animaux) vivant sous leur
toit.
Bien entendu, le peuple se moqua de cette taxe et Titus, le fils de
Vespasien, lui en fit la remarque. L'empereur lui mit alors une
pièce de monnaie sous le nez et lui dit : "ça ne sent rien" ("non
olet"), sous-entendant ainsi que peu importait la provenance de
l'argent tant qu'il remplissait les caisses.
Source : expressio.fr
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« Laver son linge sale en famille
»
Signification : Régler les
fâcheuses affaires au sein du groupe concerné et non en public,
discrètement et sans témoins.
Origine : Aujourd'hui, pour
laver votre linge sale, il vous suffit d'ouvrir le hublot de votre
machine à laver, d'entasser le linge dans le tambour, d'ajouter un
peu de lessive et d'appuyer sur le bouton de démarrage.
Ce faisant, vous êtes sûr que rien ne sortira de la maison.
Mais autrefois, le linge se lavait au lavoir, en compagnie des
autres femmes du voisinage et les commérages allaient bon train.
L'endroit, dont le rôle social était extrêmement important, était
parfait pour se tenir au courant des potins locaux et même des
nouvelles du monde, lorsqu'elles arrivaient dans le coin.
Il permettait aussi aux femmes présentes de parler de leurs
différends familiaux et donc de les ébruiter très largement, un
secret n'étant bien gardé que lorsque tous ceux qui le connaissent
sont décédés.
L'image que contient l'expression est donc simple à comprendre :
n'allons pas au lavoir ébruiter nos problèmes et dissensions
familiaux (le linge sale) ; lavons (réglons) tout ça chez nous, en
famille (au sein du groupe), et nos affaires resteront secrètes.
La naissance de l'expression est souvent attribuée à Voltaire, au
XVIIIe siècle. Mais si l'auteur emploie bien "linge sale à
blanchir", c'est pour désigner les poèmes que lui envoie pour
correction le roi Frédéric II de Prusse, pas pour parler d'affaires
ou de problèmes particuliers.
Par contre, elle aurait été utilisée au cours du même siècle par
Casanova, et reprise en plusieurs occasions par Napoléon.
Exemples : « Si vous vous
permettez de petites infamies, que ce soit entre quatre murs. (...)
Napoléon, appelle cela : laver son linge sale en famille »
Honoré de Balzac - Les illusions perdues
« Après avoir lavé notre linge [avec Gide] nous eûmes toujours des
rapports agréables »
Jean Cocteau - Poésie et critique
Source : expressio.fr
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« Secret de polichinelle »
Signification : Faux
secret, que tout le monde connaît.
Origine : Le personnage de
Polichinelle (marionnette venue du Pulcinella de la commedia
dell'arte - ) parle beaucoup, à tort et à travers, au point de ne
jamais savoir tenir sa langue ou garder un secret.
Source : expressio.fr
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« Tomber dans les pommes »
Signification : Perdre
connaissance, s'évanouir.
Origine : L'apparition de
cette expression est confirmée en 1889, mais l'origine réelle en
est inconnue.
Certains ont supposé que les « pommes » étaient une déformation de
pâmes (tomber en pâmoison, s'évanouir), mais ce terme n'a plus du
tout été employé depuis le XVe siècle et il est donc extrêmement
peu plausible qu'une déformation verbale ait pu avoir lieu au XIXe
siècle.
L'origine la plus probable, viendrait d'une locution que George
Sand emploie dans une lettre à Madame Dupin, dans laquelle elle
écrit « être dans les pommes cuites » pour dire qu'elle est dans un
état de fatigue avancée, à rapprocher de l'expression être cuit.
Cette locution, peut être influencée par l'ancien se pâmer, aurait
donné l'expression actuelle.
Exemple : « Le docteur
Baumal (…) c'est lui qu'on appelait rue de la Pompe pour s'occuper
des gars qui étaient tombés dans les pommes; il les ranimait, et on
recommençait à leur tortiller les doigts de pied. »
Simone de Beauvoir - Les Mandarins
Source : expressio.fr
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« Filer à l'anglaise »
Signification : Partir sans
dire au revoir, sans se faire remarquer.
Origine : L'origine de
cette expression n'est pas certaine.
Il peut s'agir d'une vengeance relativement récente vis-à-vis du
peuple d'Outre-Manche qui utilise l'expression "to take French
leave" (filer à la française) pour signifier la même chose.
Il peut aussi s'agir d'une déformation orale du mot anguille.
Parmi d'autres explications, au XVIe siècle, un créancier était
appelé un Anglais, et on imagine bien le débiteur filer à
l'anglaise lorsque son créancier "préféré" était dans les parages.
Source : expressio.fr
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« Pot aux roses »
Signification : Secret,
mystère, réalité bien cachée.
Origine : Cette expression
remonte au XIIIe siècle.
Employée avec le verbe 'découvrir', elle est utilisée avec la même
signification que découvrir le pot au XIVe et découvrir le pot
pourri au XVe.
Mais si son utilisation ancienne est avérée, son origine est très
discutée. Pour certains, cela viendrait du pot contenant le rose
dont les femmes se fardaient. Sa découverte levait le voile sur la
'tromperie' que représentait leur teint si agréable.
La plus probable des explications viendrait d'un mélange entre le
couvercle du pot, récipient banal, qui une fois soulevée permettait
d'en découvrir le contenu, et du complément aux roses pouvant
évoquer une préparation rare voire secrète.
Sans oublier l'ajout éventuel de la valeur érotique de rose pour
désigner la virginité, l'hymen.
Enfin, M. Rat imagine (sans aucune preuve pouvant l'étayer) que
l'expression viendrait du vase de roses que laissaient les belles
au bord de leur fenêtre afin que leur galant puisse y déposer un
mot doux, sa découverte révélant leur relation.
Source : expressio.fr
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« La cheville ouvrière »
Signification : Personnage
principal, agent essentiel autour duquel s'organise et fonctionne
une entreprise.
Origine : Il ne faut pas
confondre Arlette Laguillier[1] qui est la cheville ouvrière de
Lutte Ouvrière avec la cheville que l'ouvrière s'est foulée en
faisant de la lutte, ce qui l'empêche d'être la cheville ouvrière
de sa petite entreprise.
A l'origine, la cheville ouvrière est, dans un assemblage
mécanique, la pièce qui travaille le plus tout en supportant
l'effort principal.
En 1694, Furetière écrit, à propos des carrosses et autres voitures
de l'époque : "grosse cheville de fer sur laquelle tourne le train
de devant, et qui l'attache à la flèche".
C'est donc une pièce maîtresse, totalement indispensable au bon
fonctionnement d'un ensemble dans lequel elle oeuvre (d'où le
'ouvrière').
Apparemment, c'est Lesage qui, en 1715, utilise le premier la
métaphore que nous connaissons aujourd'hui où la cheville ouvrière
désigne en général une personne devenue indispensable à la bonne
marche de son organisation.
[1] Oui, cette dame qui ressurgit de nulle part à chaque élection
présidentielle et qui, alors, pousse régulièrement son cri rauque
et sauvage à faire frémir les acariens et les castors aveugles :
"travailleurs, travailleuses, on vous exploite, on vous spolie...".
On l'a aussi parfois vue en maillot rouge courir au ralenti sur une
plage, dans "Arlette à Malibu".
Source : expressio.fr
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« Batterie »
Le substantif batterie, dérivé de battre, a eu au Moyen Âge les
sens de « bataille », d’ « attaque » et d’ « instrument pour battre
», puis, jusqu’au XIXe siècle, dans le langage populaire, celui de
« querelle au cours de laquelle on échange des coups ». En français
moderne, le terme appartient premièrement au vocabulaire militaire.
Il signifie « réunion de pièces d’artillerie et du matériel
nécessaire à leur service » : l’aéroport était protégé par une
batterie de défense contre avions. Par analogie, le mot sert à
nommer des ensembles de pièces semblables ou de pièces groupées
pour une même fin : une batterie de haut-parleurs et une batterie
de cuisine. Batterie désigne particulièrement tout « ensemble
d’éléments produisant de l’énergie électrique par la transformation
d’énergie chimique ou de dispositifs producteurs de courant
électrique constitués de façon à emmagasiner cette énergie et
reliés entre eux ».
Les petits éléments qui ne font que transformer de l’énergie
chimique en énergie électrique pour faire fonctionner les appareils
électriques portatifs – lampes de poche, lampes de camping,
électrophones (voir PHONOGRAPHE), postes de radio, etc. – sans
qu’il soit besoin de les brancher à une prise de courant, sont des
piles. Les dispositifs qui accumulent de l’énergie électrique sont
des accumulateurs. Une batterie d’automobile est un ensemble
d’accumulateurs reliés entre eux. Une fois reliées les unes aux
autres par la pression d’un ressort, les piles d’une lampe de poche
ou d’un récepteur de radio forment une batterie. Une fois reliées
seulement : la batterie de mon poste (voir STATION) se compose de
quatre piles.
Il ne faut pas dire j’ai besoin de [BATTERIES] pour ma lampe de
poche, mais j’ai besoin de piles pour ma lampe de poche. En
employant le mot batterie au lieu de pile, on commet un anglicisme
: le mot anglais battery, emprunté il y a longtemps au français,
signifie « pile » ou « batterie » selon qu’on parle d’une pile ou
d’une batterie.
Source : Dictionnaire des
difficultés de la langue française au Canada, deuxième
édition
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« Estrie »
Mot bizarre créé à Sherbrooke. En français, quand on parle de l’Est
et de l’Ouest, on pense tout de suite à utiliser les mots Orient et
Occident, qui sont des termes très généraux. Personne n’a encore
imaginé de former un mot [OUESTRIE] pour désigner une région de
l’ouest d’un pays.
Ce qu’il y a de plus baroque dans le mot [ESTRIE] employé au
Québec, c’est qu’il désigne une région située dans la partie ouest
du territoire. On a voulu remplacer Cantons de l’Est, nom qu’on
jugeait trop près de l’anglais Eastern Townships, mais cette
désignation a une connotation historique qui permet de la
comprendre : il s’agit des cantons les plus à l’est du Canada où
des loyalistes venus des États-Unis se sont installés en nombre et
ont vécu depuis deux siècles environ, c’est-à-dire depuis la
Révolution américaine. En proposant le terme absolu d’[ESTRIE], on
crée une absurdité, car la région qu’on veut désigner ainsi n’est
pas dans la partie orientale du Québec mais dans sa partie
occidentale.
Si l’on tient à conserver cette découverte linguistique, qui n’est
pas incorrectement construite, elle s’appliquerait mieux au vaste
territoire malheureusement appelé [CÔTE NORD].
Source : Dictionnaire des
difficultés de la langue française au Canada, deuxième
édition
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Origine des mots, histoire des
expressions et drôleries de la langue!
- Mots en péril : Mirliflore et
Matoiserie
Mirliflore n. m
Terme familier. Jeune homme qui fait l’agréable, le merveilleux.
« Je figurerais mal dans un cercle de petits mirliflores. » (Mme
d’Épinay.)
Francisque Michel voit dans ce mot une altération de mille fleurs,
dénomination prise de bouquets dont se paraient les élégants du
temps passé.
Matoiserie n.f
Tromperie, fourberie.
« Mais d’où vient qu’au renard Ésope accorde un point,
C’est d’exceller en tours pleins de matoiserie? » (La Fontaine.)
Source : Quelques mots en péril selon Jean Tribouillard de
l’Association de défense de la langue française
- Connaissez-vous l’origine de
l’expression « C'est quétaine »?
Signification : C’est
démodé, de mauvais goût, laid, affreux.
Origine : Plusieurs
histoires circulent au sujet du mot quétaine. La plus probable
suggère que le mot est une déformation du nom de famille Keaton ou
Kitten. Cette famille vivait dans un quartier défavorisé de
Saint-Hyacinthe au cours des années 1940. On disait qu’elle avait
des goûts vestimentaires discutables. C’est ainsi que c’est
quétaine a commencé par désigner une personne mal habillée et
ensuite un style, une personne ou une manière de vivre démodé ou de
mauvais goût.
Source : www.tv5.org
- Connaissez-vous l’origine de
l’expression « Courir la galipote »?
Signification : Chercher
les aventures galantes et amoureuses.
Origine : Avant 1761,
courir la galipote signifiait « aller au sabat sur un manche à
balai; être ensorcelé ». C’est un mot dialectal de l'ouest et du
centre de la France sous différentes formes : galipotte, ganipote,
et ces deux formes sont attestées dès le XVIIIe siècle. Galipote a
développé les sens de « course effrénée », « loup-garou; animal ou
être fantastiques que certains prétendent voir courir la nuit ».
Galipote représente probablement une variante régionale de
galipette, c'est-à-dire pirouette, au propre et au figuré avec une
influence de la famille de galoper : courir, aller vite. Dans la
francophonie, courir la prétentaine équivaut à courir la galipote.
Le nom galipote ne s’emploie que dans cette expression.
Source : www.tv5.org
- Connaissez-vous l’origine de
l’expression « L’habit ne fait pas le moine »?
Signification : Il ne faut
pas juger les gens selon leur apparence.
Origine : Pour nos ancêtres
l’habit était le signe extérieur de leur rang social : la robe pour
le moine, la tunique pour le serviteur, l’armure pour les
chevaliers… Dès lors, il n’était certes pas malin de se faire
passer pour un autre à cette époque.
Dès le XIIIe siècle, le Pape Grégoire IX donnait son sens à
l’expression dans « les Décrétales ». « Le roman de la Rose »
versifie ce proverbe en soulignant prudemment la distinction entre
l’être et le paraître, en effet Saint Jérôme en précise le sens en
disant : « ce n’est pas à l’habit qu’on reconnaît le moine, mais à
l’observation de la règle et à la perfection de sa vie. »
Cette expression devenue célèbre fut reprise par Shakespeare dans «
Henry VIII ».
D’aucuns retrouvent l’origine de cette expression dans le fait que,
le 8 janvier 1297, François de Grimaldi (dit François le Malicieux)
s’empara de la forteresse de Monaco en se faisant passer pour un
moine franciscain. Le blason monégasque retrace d’ailleurs cette
épopée en y faisant figurer deux moines tenant l’épée.
Source : www.mon-expression.info
- Connaissez-vous l’origine de
l’expression « Être riche comme Crésus »?
Signification : Être très
riche
Origine : Au VIe siècle av.
J.-C., le riche Crésus régnait sur la Lydie. Il tenait ses
richesses du Pactole, la rivière qui cachait une multitude de
paillettes d’or. Il voulut un jour montrer au philosophe Solon
qu’il était le plus heureux grâce à ses richesses. Ce à quoi
celui-ci répondit qu’un homme ne pouvait dire s’il avait été
heureux qu’au moment de mourir. Peu de temps après cet épisode, de
nombreux malheurs s’abattirent sur Crésus. On dit aujourd’hui d’une
personne très riche qu’elle est « riche comme Crésus ».
- Connaissez-vous l’origine de
l’expression « Être pauvre comme Job »?
Signification : Être très
pauvre, dans un dénuement extrême.
Origine : L’expression «
être pauvre comme Job» trouve son origine dans la Bible. Job est un
personnage biblique, dont l’histoire est contée dans l’un des cinq
livres de la Sagesse de l’Ancien Testament, le « Livre de Job».
Satan voulant défier Dieu lui affirma que la foi inébranlable de
Job envers Yahvé ne résisterait pas aux pires tragédies.
Homme riche et puissant, il perdit enfants et biens en une journée
puis la santé mais rien ne ternit sa foi pour Jéhovah. Cette
détresse extrême illustre cette expression et lui donne tout son
sens.
Source : www.mon-expression.info
- Connaissez-vous l’origine de
l’expression « Passer du coq à l'âne »?
Signification : Passer d'un
sujet à un autre.
Origine : Cette expression
serait un dérivé de celle datant du XIVe siècle : « saillir du coq
à l'asne ». Au XIIIe siècle, le mot « asne » désignait une cane. «
Saillir » quant à lui n'a pas changé de sens, il signifie toujours
"s'accoupler". Or, il semble que les coqs essaient parfois de se
reproduire avec des canes. « Saillir du coq à l'asne » serait donc
devenu « passer du coq à l'âne » par déformation du mot « ane »
sans accent. Cette expression signifie que l'on parle d'un sujet
puis d'un autre alors que ceux-ci n'ont pas de liens directs.
Source : www.linternaute.com
- Connaissez-vous l’origine de
l’expression « Avoir la puce à l'oreille »?
Signification : Se douter
de quelque chose.
Origine : Au XIIIe siècle,
cette expression symbolisait le désir que l’on pouvait ressentir
pour une personne. Ce sens perdura jusqu’à la fin du XVIe siècle.
Au siècle suivant, l’expression prit le sens d’« être inquiet ».
Les puces étant très présentes dans toutes les couches de la
société à cette époque, on suppose que le sens est venu des
démangeaisons provoquées par ces insectes, et par l’air inquiétant
que pouvait avoir une personne qui les ressentaient. De fil en
aiguille, la signification serait devenue celle que l’on connaît
aujourd’hui, « se douter de quelque chose », comme on pouvait se
douter à ses gestes qu’une personne avait des puces.
Source : www.linternaute.com
- Connaissez-vous l’origine de
l’expression « Avoir du pain sur la planche »?
Signification : Avoir
beaucoup de choses à faire.
Origine : Si, de nos jours,
« avoir du pain sur la planche » signifie avoir en perspective
beaucoup de tâches fastidieuses à accomplir, le sens de cette
expression était bien différent à la fin du XIXe siècle. Cela
signifiait que l’on avait assez de réserves pour affronter
l’avenir. Effectivement à cette époque les paysans préparaient de
grandes quantités de pain qu’ils conservaient sur une planche de
bois fixée au plafond. Par la suite, l’expression a pris le sens «
d’avoir de quoi vivre sans devoir travailler ». Le sens actuel «
avoir du travail en réserve » semble n’être apparu qu’au début du
XXe siècle. Pourtant, une autre explication plausible a déjà été
formulée quant à l’origine de cette expression. Au XIXe siècle, le
tribunal distribuait les rations de pain aux accusés qui devraient
s’acquitter de longues peines de travaux forcés. C’est de là que
viendraient les idées de longueur et de pénibilité formulées dans
cette expression. Une autre hypothèse se base sur l'expression ait
été « du pin sur la planche » et fasse référence au menuisier
travaillant une planche de pin.
Source : www.linternaute.com
- Connaissez-vous l’origine de
l’expression « L'échapper belle »?
À l'origine, la locution l'échapper belle était utilisée au jeu de
paume, l'ancêtre du tennis; elle signifiait « manquer une balle
qu'on aurait pu frapper, c’est-à-dire une belle balle ». Le
l' représentait donc le
mot balle, qui était sous-entendu, et l'adjectif belle était au féminin parce qu'il se
rapportait à ce nom.
Aujourd'hui, le sens de cette locution a bien changé : elle
signifie plutôt « éviter de justesse un danger ». Étant donné ce
glissement de sens, ni le féminin de belle ni le sens du l' ne sont
plus sentis. L'échapper belle est donc maintenant une expression
figée et, pour cette raison, lorsqu'on l'emploie à un temps
composé, le participe passé d'échapper est invariable.
Source : www.oqlf.qc.ca
- Connaissez-vous l’origine de
l’expression « miroir aux alouettes »?
Signification : Piège,
leurre, dispositif trompeur.
Origine : Cette expression
vient tout simplement d'un type de piège qu'utilisaient autrefois
les chasseurs pour attirer certains oiseaux, dont les alouettes.
Composé de morceaux de bois garnis de miroirs, ce piège, lorsqu'il
était agité, provoquait des reflets brillants qui attiraient les
oiseaux que les chasseurs n'avaient plus alors qu'à capturer au
filet ou à abattre au fusil.
Source : www.expressio.fr
- Connaissez-vous l'origine de
l'expression « la boîte de Pandore »?
Signification : L’origine
de beaucoup de malheurs.
Origine : Dans la
mythologie grecque, Prométhée vola le feu aux Dieux pour le donner
aux hommes. Pour se venger, Zeus ordonna à Vulcain de créer une
femme faite de terre et d’eau. Elle reçut des Dieux de nombreux
dons : beauté, flatterie, amabilité, adresse, grâce, intelligence,
mais aussi l’art de la tromperie et de la séduction. Ils lui
donnèrent le nom de Pandore, qui en grec signifie « doté de tous
les dons ». Elle fut ensuite envoyée chez Prométhée. Épiméthée, le
frère de celui-ci, se laissa séduire et finit par l’épouser. Le
jour de leur mariage, on remit à Pandore une jarre dans laquelle se
trouvaient tous les maux de l’humanité. On lui interdit de
l’ouvrir. Par curiosité, elle ne respecta pas la condition et tous
les maux s’évadèrent pour se répandre sur la Terre. Seule
l’espérance resta au fond du récipient, ne permettant donc même pas
aux hommes de supporter les malheurs qui s’abattaient sur eux.
C’est à partir de ce mythe qu’est née l’expression « boîte de
Pandore », qui symbolise la cause d’une catastrophe.
Source : www.linternaute.com
- Saviez-vous que le mot
samba est d'origine
africaine?
Mot probablement d'origine africaine désignant un « mouvement du
ventre dans certaines danses », il devient ensuite une danse
d’origine brésilienne à deux temps très marqués. Par métonymie, il
désigne l’air et le rythme musical sur lequel la samba se danse.
Source : Magazine Le Point, Édition Jeux
- Saviez-vous que le mot
ramdam est emprunté à
l'arabe?
Emprunté à l'arabe maghrébin, le sens du mot en français vient du
fait que l’aspect le plus caractéristique du ramadan, aux yeux de
nombreux non-musulmans, est l’intense et bruyante activité nocturne
qui suit les journées de jeûne durant ce mois. Par extension, il
désigne ensuite l’ensemble de faits créant une situation
perturbante. Récemment, il a même été choisi comme traduction de
l’anglicisme « buzz ». Joli retournement de situation.
Source : Magazine Le Point, Édition Jeux
Consultez la fiche
« Mieux dire au téléphone » produite par l’ASULF. On y trouve
une douzaine d’expressions fautives qui ont cours lors d’échanges
téléphoniques.
- Connaissez-vous l'origine de
l'expression « la chienne à Jacques »?
Nous avons souvent employé cette expression et nous ne savions pas
d'où elle provenait. Alors, maintenant nous le savons et sommes un
peu plus savants!
La chienne à Jacques
Cette expression signifie habituellement que notre habillement, qui
plus est, notre accoutrement laisse à désirer et n'est pas conforme
aux conventions sociales ou de modes imposées. On dit souvent d'une
personne dont les vêtements sont non assortis qu'elle est habillée
comme la chienne à Jacques.
Mais qui est-ce Jacques? Et, que dire de sa chienne? Il a pourtant
bel et bien existé.
Cette expression proviendrait du bas du fleuve où vivait un certain
Jacques Aubert au début du 19e siècle. Jacques était un célibataire
endurci et ne possédait pour seule compagnie qu'une chienne qui
avait une maladie et avait perdu tout son poil. Pour qu'elle
survive l'hiver, Jacques Aubert la revêtait de vieux chandails usés
et inutilisables. Conséquemment, ses voisins et connaissances
voyaient passer cette chienne vêtue de vieux vêtements.
Quand on voulait se moquer de quelqu'un qui était mal vêtu, on
disait de lui qu'il était habillé comme la chienne à Jacques.
Quelle tête ferait Jacques Aubert et sa chienne aujourd'hui en
sachant qu'ils font maintenant partie du folklore canadien
français?
Source : Société franco-ontarienne d'histoire et de
généalogie
- Testez votre niveau en
français
À l’heure du règne des abréviations « SMS » et des nouveaux
raccourcis sémantiques purs « Web », dans les blogues, forums et
autres chats, pourquoi ne pas revoir vos basiques en français?
Faites le
test et vérifiez votre niveau.
- Il y a niveau … et
niveau!
L’expression « au niveau de », est abondamment employée, tant à
l’oral qu’à l’écrit. Toutefois, cette expression est bien souvent
utilisée de façon fautive.
Il ne faut pas employer « au niveau de » dans le sens de en ce qui
concerne, à propos de, du point de vue de, dans le domaine de, en
matière de, dans, en ce qui regarde, en ce qui a trait à,
relativement à, au sujet de ou par rapport à. On dira donc « en ce
qui a trait à mes intérêts » plutôt que « au niveau de mes intérêts
».
Employée correctement, l’expression « au niveau de » suppose
toujours une comparaison. Au sens propre, cette expression signifie
« à la hauteur de » ou « à la portée de ». Ex. : Cette ville est
sise au niveau de la mer. Au sens figuré, elle exprime «
l’élévation compa¬rative des choses abstraites ». Ex. : Cet élève
n’est pas au niveau de sa classe.
Source : Guide d’aide à la rédaction du ministère de
l’Éducation, du Loisir et du Sport.
- Réfractaire ou
rébarbatif?
L’adjectif réfractaire qualifie une personne qui résiste, refuse
d’obéir, de se soumettre ou qui est insensible à quelque chose.
L’adjectif rébarbatif lui, qualifie quelque chose qui rebute par un
aspect rude, désagréable, ou quelque chose de difficile et
d’ennuyeux. On peut dire qu’Untel est réfractaire à toute autorité
ou qu’Unetelle est réfractaire à l’opéra.
On peut trouver à quelqu’un un air rébarbatif, trouver un sujet
rébarbatif, une question rébarbative, mais on ne peut qualifier une
personne de rébarbative, ni se déclarer «rébarbatif à quelque
chose». Par contre, on peut être réfractaire à une idée, et cette
idée peut nous être rébarbative.
Source : Office québécois de la langue française
De to think « penser, croire, juger, estimer » et de tank «
citerne, réservoir », cette expression fait actuellement fureur
dans les groupes de pression politico-économique et, par mimétisme,
dans les milieux médiatiques.
Littéralement « réservoir de pensées » ce terme peut se traduire
également par : boîte à idées, structure, institut ou laboratoire
d’idées, de pensées, de réflexion, étude de prospective, groupe de
prospection ou de réflexion, etc.
La locution se faire du capital
politique est un calque de to make political capital. On la
remplacera par exploiter à des
fins politiques, favoriser
ses intérêts politiques, se gagner des avantages ou
des faveurs politiques.
- Gaz de schiste ou gaz de
shale?
Selon monsieur Georges Beaudoin, professeur en géologie de
l’Université Laval, l’expression « gaz de schiste » serait une
sorte de chimère du même ordre que les « graines de fougère » (Le
Soleil, 19 septembre 2010, p. 5). D’après lui, il faudrait plutôt
parler de « gaz de shale » ou « shale gazifière ». Car la roche
dans laquelle on trouve le gaz serait une roche sédimentaire nommée
« shale » et non une roche métamorphique comme l’est le schiste. Le
professeur Beaudoin constate que l’expression qu’il juge
incorrecte, gaz de schiste, est bien installée et qu’il sera
difficile de faire place à l’expression concurrente calquée de
l’anglais. De fait, l’expression « gaz de schiste » fait
l’unanimité en français : dictionnaires anglais-français récents,
commission générale de terminologie et de néologie (France), Office
québécois de la langue. Mais la proximité de l’anglais et sa
prégnance amènent souvent les francophones à douter du bien-fondé
des expressions françaises.
Source : Gaston Bernier, président de l’Association pour le
soutien et l’usage de la langue française (Asulf)