Généraliser l'emploi et la
connaissance du français
Afin d'assurer la généralisation du français dans tous les milieux
de travail, la Charte de la langue française a prévu des mesures
particulières pour les entreprises qui emploient 50 personnes ou
plus au Québec. Celles-ci doivent s'engager dans une démarche
visant à assurer qu'elles se conforment à la loi et que l'usage du
français y est généralisé.
Agir pour que le personnel parle
le français
Pour que la vie au travail puisse se dérouler en français, il faut
que les cadres et les membres du personnel de l'entreprise
connaissent le français et soient en mesure de l'utiliser dans
leurs échanges. Si ce n'est pas le cas, l'entreprise doit faire le
nécessaire pour que son personnel acquière cette connaissance du
français, notamment par des cours donnés sur les lieux de travail
ou dans des maisons d'enseignement.
Afficher en français au sein de
l'entreprise
L'entreprise doit s'assurer que l'affichage interne (avis sur les
babillards, inscriptions sur les machines de bureau ou d'usine,
etc.) est en français. Dans les cas où on utilise à la fois le
français et une autre langue, elle doit veiller à ce que le
français figure de façon nettement prédominante ou au moins
équivalente, selon les situations. Cette dernière règle s'applique
aussi à tous les documents, outils de travail et communications
écrites de l'entreprise établie au Québec.
Communiquer en français dans le
milieu de travail
Les communications officielles entre la direction de l'entreprise
et son personnel, de même que les communications entre les membres
du personnel, doivent se faire en français. Ainsi, les avis,
directives, notes de service et bulletins d'entreprise doivent être
rédigés en français.
Disposer de documents de travail
en français
L'entreprise doit s'assurer que les documents de travail d'usage
courant tels que les formulaires, méthodes de travail, plans,
devis, rapports, etc. sont imprimés et remplis en français, qu'ils
soient sur support imprimé ou support électronique. La même règle
s'applique à toute la documentation technique et aux documents de
référence.
Communiquer en français avec la
clientèle, le public et les organismes publics
L'entreprise doit s'assurer qu'elle est en mesure d'informer et de
servir sa clientèle du Québec en français. L'accueil de la
clientèle, au téléphone ou en personne, doit donc pouvoir se faire
en français. Les documents administratifs, commerciaux et
publicitaires destinés à la clientèle et au public du Québec
doivent également être en français, y compris lorsqu'ils sont sur
support électronique. Il en va de même pour les documents qui
accompagnent les produits (mode d'emploi, garantie, etc.).
Les droits linguistiques fondamentaux
Les droits linguistiques fondamentaux sont importants parce qu'ils
précisent l'esprit de la loi 101 et nous informent de ce que nous
pouvons exiger dans notre vie de tous les jours. C'est à l'ensemble
des citoyens et citoyennes du Québec que revient la responsabilité
de faire respecter ces droits et d'exiger qu'on les respecte.
La Charte de la langue française
énonce cinq droits linguistiques fondamentaux :
Art. 2. Toute personne a le droit que
communiquent en français avec elle l'Administration, les services
de santé et les services sociaux, les entreprises d'utilité
publique, les ordres professionnels, les associations de salariés
et les diverses entreprises exerçant au Québec.
Art. 3. En assemblée
délibérante, toute personne a le droit de s'exprimer en français.
Art. 4. Les travailleurs
ont le droit d'exercer leurs activités en français.
Art. 5. Les consommateurs
de biens ou de services ont le droit d'être informés et servis en
français.
Art. 6. Toute personne
admissible à l'enseignement au Québec a droit de recevoir cet
enseignement en français.
Pour porter plainte
Par exemple, en vertu de la Charte de la langue française, toute
personne a le droit d'obtenir un produit et de la documentation en
français ainsi que d'être servie et informée en français au Québec.
Si tel n'est pas le cas, il est normal de le demander, voire de
l'exiger. Lorsque ce droit n'est toujours pas respecté, il est
possible de porter plainte à l'Office québécois de la langue
française.